Méditation pour Pâques 2020

Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Il est sorti du tombeau libre et vainqueur, ALLELUIA !

Chaque année, la Fête de Pâques réveille en nous un goût de relations, de changer d’air et de condition en nous retrouvant en famille après une belle célébration pour fêter ensemble. Pourtant en ces jours, l’enfermement nous trouble et la possibilité de sortir du confinement nous titille. Nous voudrions sortir.

Sortir, pas à la manière du Christ qui est sorti du tombeau, car il est le premier-né d’entre les morts, c’est-à-dire qu’il était vraiment mort et qu’il rejoint le cœur du Père. Il a vaincu la mort, non pour revenir à un état antérieur mais pour créer un passage (une pâque) qui ouvre à l’homme une terre nouvelle sous un ciel nouveau.

Pour nous, sortir, pour retrouver  notre vie d’avant la pandémie de coronavirus. Oui, allons-nous sortir de notre confinement comme nous y sommes entrés ou revêtis d’un nouvel homme?

Que ce temps soit pour nous un temps de passage. L’Esprit de Pâques donne le goût de l’aventure et de la nouveauté car cette bonne nouvelle nous concerne.
Le saint jour de Pâques élargit notre horizon, nous change d’air, nous ouvre un avenir… C’est la victoire de l’Amour sur le mal et la mort. « Ô mort où est ta victoire ? Ô mort où est ton aiguillon ? » 1Co15,51. Ils sont finis les jours de la passion et de la trahison, la lumière brille sans vaciller et plus rien ne pourra désormais l’éteindre en Christ, et bientôt en nous.

Que notre vie soit profondément transformée. Nous sommes appelés à laisser transformer notre condition humaine pour découvrir un nouvel état : transformée par la grâce de Dieu demain, pour l’éternité, et déjà dans notre temps, par notre condition avec notre Père avec le Fils dans l’Esprit.

Demandons au Seigneur la grâce du renouvellement quand nous pourrons sortir du confinement. Que cette expérience de confinement nous ait plongé dans une réelle conversion qui nous ait fait entrer dans le Royaume de Dieu par la prière, le jeûne et la charité. Sorti de notre état, heureux de respirer la bonne odeur du Christ, la bonne odeur de Sainteté. C’est Pâques aujourd’hui : vivons en enfants de lumière appelés à la liberté. Sortons de nos confinements intérieurs pour rejoindre une Église en sortie, une Église missionnaire.

Méditation du 5è dimanche de carême

Dans notre route vers Pâques et le baptême, la liturgie nous guide petit à petit au cœur du mystère de la foi. La samaritaine nous disait que Jésus était venu nous apporter l’eau vive qui éteint toute soif. Cette eau vive, l’eau baptismale, nous libère du péché et nous fait accéder à la lumière, c’était l’évangile de l’aveugle-né. En ce week-end, avec la résurrection de Lazare, nous accédons au cœur du mystère de Pâques et du baptême : la vie éternelle donnée en Christ par la résurrection des morts. Que nous enseigne cet évangile ?

1.  Une relation d’amour intime.

 La relation qui unit Jésus à ces trois personnes (Lazare, Marie, Marthe), c’est l’amour . Il ne s’agit pas d’un amour lointain et désincarné, c’est un amour qui vient au cœur de notre humanité. L’amour de Jésus lui donne de la compassion pour Lazare mort et sa famille. Cette attitude de Jésus ne peut pas nous laisser insensible en cette période de vie difficile.

2. La confiance dans le Seigneur.

« Je suis la Résurrection et la vie, crois-tu cela?  » demande Jésus à Marthe.

Et nous, que répondons-nous à cette question de Jésus?

Le croyant est celui qui a compris au plus profond de son cœur qu’il est aimé et il met sa confiance en Jésus. Et croire, c’est comme une petite graine semée dans notre cœur au baptême, une plante délicate qu’il faut soigner pour qu’elle grandisse et offre des fleurs et des fruits.

Parlant de la foi, le pape François dit: « Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi. »

Je vous invite à relire la méditation du pape François lors de la bénédiction Urbi et Orbi de ce vendredi 27 mars 2020 à 18h, sur l’ Evangile de la tempête apaisée dans saint Marc (Marc 4, 35-40).

Faustin